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Tuesday, June 26, 2007

Agatha, Bebey, le livre et le clip!

Couverture du livre Le fils d'Agatha Moudio par Francis Bebey Vous pouvez désormais télécharger le très beau video clip de Agatha, la reprise de la chanson de Francis Bebey (1929-2001) par R.Taha, dans la section privée du site officiel Rachid Taha!
Cette chanson - le saviez-vous? - avant d'être musique, fut livre: en effet Agatha la coquine était déjà l'héroine de l'un des romans de Bebey (car il fut aussi romancier)intitulé "Le fils d'Agatha Moudio", Editions Clé, Yaoundé, 1967 (Grand prix littéraire de l'Afrique noire 1968; 10ème édition en 1985). C'est sur la base de ce livre qu'il écrira sa chanson 10 ans plus tard. Voici un 'tit extrait du bouquin grâce auquel je vous envoie enfin à la source des paroles de l' "Agatha" que vous fredonnez tant (avec l'accent):
"Agatha ne mens pas. Tout le monde voit bien que ton fils-là n'est pas le mien. Tu es noire de la tête aux pieds, comme moi. Alors, comment as-tu pu mettre au monde un enfant blanc, et qu'il soit de moi ? Voici plus d'un mois que l'enfant est né, et jusqu'à présent, il n'a toujours pas décidé de prendre la couleur locale !..."
Pour votre info, j'ajoute le résumé du bouquin, car le livre n'est plus trouvable qu'en bibliothèque, je le crains: "Il était une fois, Mbenda. Un jeune pêcheur de 22 ans, humble et modeste, qui vivait à Bonakwam (un village quelque part au Cameroun), avec Mamerli, sa mère. Son père Edimo est décédé quand il n'avait que 6 ans. Vous qui m'écoutez, vous devez connaître la puissance de la parole. Et vous devez aussi savoir qu'en Afrique, cette puissance s'accroît davantage à l'heure de la mort. Si je tiens à vous dire cela c'est parce que sur son lit de mort, le père de Mbenda avait fait promettre à son fidèle ami Tanga, de donner l’une de ses filles en mariage à son fils. Mbenda ne voulait pas désobéir : il épouse donc Fanny, la dernière de Tanga. Fanny n'a que 13 ans, une enfant aux yeux de Mbenda qui ne sera pas du tout pressé d'en faire une vraie femme (si vous voyez ce que je veux dire). Cependant, si pour le jeune pêcheur, Fanny ne pouvait prétendre au statut d'épouse dans tous les sens du terme, Toko son ami pourtant, ne tardera pas à lui montrer le contraire. Ah l'amitié, ce bien précieux! Enfin! Donc, vous avez compris: Adèle la fille que Fanny mettra au monde quelques mois plus tard ne sera pas celle de Mbenda. Mais comme l'homme mûr mâche l'amer et le mielleux indifféremment, et que le temps qui vient n'est pas derrière mais où vous savez, Mbenda fera contre mauvaise fortune bon cœur. En fait, il faut l'avouer, ses pensées sont toutes ailleurs. Elles ont pour objet : Agatha Moudio. Agatha, 17 ans et déjà une vilaine réputation de fille légère et volage. Sa cible préférée: les messieurs blancs de la capitale. Néanmoins, la demoiselle jettera son dévolu sur Mbenda. Elle le fera tant et si bien que le pêcheur n'aura pas de cesse que de l'épouser. Une idée mal accueillie par la mère du jeune homme, qui ne désire pas, mais alors pas du tout avoir une bru de cet acabit. Si tu l'épouses, cette fille t'en fera voir de toutes les couleurs, avait-elle alors averti son garçon. Qu'à cela ne tienne ! Les deux amants continuent de se voir en cachette, jusqu'au jour où Agatha décide de s'installer définitivement chez Mbenda qui devient polygame de fait. Conséquence, MaMerli le renie, et tout le village le met en quarantaine. Ce traitement était pourtant comme verser de l'eau sur le dos d'un canard. Mbenda se disait aimé et gardait l'espoir que sa douce et tendre devienne bientôt une épouse modèle. Chassez le naturel, il revient aussitôt au galop. Agatha profitera des longues absences de son mari pour renouer avec ses anciennes fréquentations au quartier blanc. Et quand de retour de sa pêche en haute mer, celui-ci voit sa femme avec au bras un bébé chocolat au lait, au nez aquilin et aux cheveux défrisés, il prend alors la mesure des paroles de sa mère. Encore une fois, et parce que l'homme mûr mâche l'amer et le mielleux indifféremment et que le temps qui passe n'est pas derrière mais où vous savez, Mbenda fera contre mauvaise fortune bon cœur." (Le Fils d'Agatha Moudio de Francis Bebey, résumé du livre par Djamila I.SOULER sur Sonangnon.net )
Et puis, déjà que vous y êtes, allez faire un tour sur le site de Francis Bebey et vous comprendrez sans doute mieux (si vous connaissez bien Taha) la raison pour laquelle cet auteur fait partie du dernier album de Rachid, Diwan 2: "Chanteur, compositeur, concertiste, écrivain et essayiste… bref humaniste, Francis Bebey est l'artisan d'une œuvre étonnamment riche et très attirante. Il est avant tout un Africain d'aujourd'hui, éminemment moderne et à la fois soucieux de transmettre au monde le souffle ancestral de la culture africaine… Un délicieux mélange de sérieux, d'humour et de fantaisie. " Voilà voilà!
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You can now download the video of Agatha (cover by R.Taha of a song by Francis Bebey) in the private area of the Rachid Taha official site! Above, information on the origins of this song.
Wakka Wakka Now the video is available on YOU TUBE / le clip est à présent sur YOU TUBE :

Friday, February 16, 2007

Séance photos pour le magazine "Longueur d'Ondes"


Dans le cadre de la sortie de "Diwan2", Raphaël Lugassy a réalisé les photos parues dans le magazine Longueur d'Ondes.
Voici quelques images ici de l'envers du décor de cette séance photos, qui s'est déroulée à l'Hôtel des Grands Hommes, à Paris.

Saturday, February 10, 2007

Diwan 2 is Taha’s masterpiece for All about jazz!

Great review of Diwan2 by Jeff Dayton-Johnson in www.allaboutjazz.com

I'm copying it here for our archives (original position here)!

"It is tempting to view Diwan 2 as a “roots” album: there is a preponderance of covers of older material, and the instrumentation leans substantially less on distorted electric guitar than did Rachid Taha's last album, the phenomenal Tékitoi (Wrasse, 2004). As on that album, the musicians—notably guitarist Steve Hillage, mandolute player Hakim Hamadouche, percussionist Hossam Ramzy and the string ensemble—perform beautifully. Hillage's production and Taha's arrangements likewise shine.
The new album is a roots album, but with two important caveats. First, in an important sense, all of Taha’s music is roots music; and second, the roots in question are to be found in the desolate French banlieues as much as they are in Taha’s native Algeria.
The Arabic music was equally present on Tékitoi, where Taha was likely to segue from full swirling Cairo string section, with lute and Arabic percussion, into a techno groove or an electric guitar and screaming vocal that would sound at home on a Nirvana record. Not so much Nirvana this time round, but the point is this new record is not a return to Arabic roots, for Taha never left them behind.
Moreover, in Taha’s music, a rock and roll sensibility is wound around those Arabic roots, as impossible to disentangle as a double helix of DNA. Sometimes the mesmeric North African beat masquerades as rock and roll, as on “Ah Mon Amour” or “Joséphine” from Diwan 2: this was the approach of the great Moroccan chaabi band Nass El Ghiwane (one of whose songs Taha covered on his first Diwan album in 1998). Nevertheless, Nass El Ghiwane looked like rock stars but sounded essentially Maghrebi; by contrast, when rock and roll guitar is added to Taha's songs, it’s clear we are in the presence of genuine cross-cultural fusion.
Indeed, Taha’s best fusion—“Safa,” from Tékitoi, or, more subtly, most of the numbers here— provokes excitement, I would argue, because of an aesthetic similarity between the larger-than-life Egyptian urban music of the 1950s and 1960s and the larger-than-life rock and roll of the next few decades. Both forms take delight in the grandiosity of their orchestral sound. Thus, on Led Zeppelin’s “Kashmir,” or Taha’s “Rani,” on this record, what one hears is the unabashed joy of like recognizing like. As Duke Ellington said in Afro-Eurasian Eclipse (Original Jazz Classics, 1971): “It’s hard to know who is enjoying the shadow of whom.”
There has been some carping about Taha’s vocal abilities as he takes on the Egyptian late classical tradition. Diwan 2 closes with no less than than Oum Kalsoum’s “Ghanni Li Shwaya” (clocking in at under seven minutes, Taha's performance devotes a tiny fraction of the time that Kalsoum would have accorded the number). Taha is no Oum Kalsoum. And I don’t think he’s trying to be. His vocal gifts are somewhat limited, in the way that one would describe Louis Armstrong’s or Bob Dylan’s vocal gifts as “somewhat limited,” but like those musicians, Taha deploys his talents with great agility. His delivery draws amply upon learned and popular Arabic music, particularly North African, but he seems equally influenced by the French chanson, where quirkiness is embraced (if not de rigueur), and by Anglo-American rock and rhythm and blues.
What one hears in the repertoire compiled for Diwan 2 is not so much the classic Egyptian sound of the 1950s and 1960s, but the music of Taha’s childhood in France, where he moved at the age of ten. Thus there are songs that might have come from his parents’ record collection (Oum Kalsoum, Abdel Halim Hafez's “Gana El Hawa”), from the radio (Mohamed Mazouni’s “Écoute-Moi Camarade”), and from Oran, the Algerian city from which Taha’s family hailed, songs the family would know (“Rani” and “Mataoul Dellil,” here delivered with orchestral sumptuousness.) The historical era thus recalled is a painful one, as a generation of immigrants’ children tentatively sought to find their means of cultural expression in a society that looked askance (and still does) at the notion of cultural diversity.
Seen in this light, the inclusion of Cameroonian Francis Bebey’s amusing “Agatha,” with light-hearted kora accompaniment, might be an understated overture on Taha’s part towards immigrants from south of the Sahara. Then again, maybe he just liked the song.
Diwan 2 does not have the flash and dazzling immediate impact of Tékitoi; but what it lacks in surface sheen it makes up for in even greater depth. This may be Taha’s masterpiece. "

Friday, February 09, 2007

Interview de Rachid Taha "couscous musique"

photo Couscous Musique
A l'occasion de la sortie de son nouvel album 'Diwan 2', rencontre "déjantée" avec le chanteur franco-algérien Rachid Taha qui sera sur scène du 17 au 20 janvier au Divan du monde à Paris. ..Il est enfin là. L'attente n'aura pas été vaine. Il rapporte dans ses bagages un petit cadeau : 'Diwan 2', un nouvel album haut en couleur. Dans l'ambiance feutrée et faussement exotique d'un salon parisien, l'éternel enfant joyeux nous dévoile un pan de son univers musical…


Dix ans après la sortie de 'Diwan', vous revenez avec un nouvel album 'Diwan 2', est-ce que vous pouvez nous expliquer le sens du mot diwan ?Diwan, ça veut dire assemblée, le mot est d'origine perse. Il a été vulgarisé par la suite et a donné en français les mots divan, douane… Pour moi, diwan, c'est une sorte de chronique. C'est justement ce que je fais dans cet album, j'assemble des choses pour faire une chronique

Vous poursuivez dans ce nouvel album un travail qui a été entamé dans le précédent, une sorte de voyage initiatique et musical dans le répertoire de la chanson arabe, pourquoi ce choix ?Ça correspond à une période de ma vie qui va des années soixante aux années quatre-vingt. J'ai voulu faire un tour de la culture arabe et africaine. Dans cet album, on retrouve des chansons de Abdelhalim Hafez, le dandy de la chanson égyptienne, une chanson de Oum kalthoum, la diva de la chanson arabe, mais il y a aussi une chanson de Mazouni, un chanteur algérien qui chantait en arabe, en kabyle et en français. Il y a aussi Francis Bebey qui chantait 'Agatha'. Une chanson dans laquelle il aborde le thème de la tolérance d'une manière assez rigolote.


Est-ce que c'est pour vous un besoin de retour aux origines? Non, ce n'est pas un retour aux origines. Moi, je sais d'où je viens, c'est un recours aux origines. Je me sers de cette culture, de cette mémoire-là pour rendre hommage à cette génération de nos parents et de nos grands-parents qui sont en train de disparaître et je ne voudrais pas qu'ils disparaissent sans qu'il y ait des traces d'eux.


photo couscous musique photo couscous musique photo couscous musique


Comment vous avez découvert tous ces vieux titres ?Je les ai retrouvés en fouinant. A une certaine époque de ma vie, je fréquentais beaucoup les anciens bars tenus par des immigrés algériens et qui sont devenus maintenant des bars un peu branchés à Belleville ou à Ménilmontant. C'est comme ça que j'ai découvert ce répertoire. J'ai toujours été comme ça. Quand j'étais môme, j'aimais ramasser la ferraille pour la vendre au kilo. Ce côté-là ne m'a jamais quitté. En fait, je fais de la restauration par rapport à la musique. Comme un peintre qui retrouve un tableau, le nettoie, le rend beau et lui restitue ses couleurs originales.

Comme dans le précédent album, sur les onze chansons qui composent celui qui vient de sortir, neuf sont des reprises… C'est un peu "obsessionnel" chez vous, non? C'est une collection que je fais, c'est mon côté ethnologue. Oui, il y a peut-être une obsession… du côté de la mémoire, oui... Mon album j'aurais pu l'appeler 'Mémoire'… Mais 'Diwan', ça sonne mieux (rires) ! J'ai toujours aimé faire partager les choses. J'essaie de transmettre cette mémoire-là. Si j'avais été écrivain, j'aurais écrit des livres…

On a l'impression que vous essayez de restituer l'atmosphère d'une certaine époque...Ces chansons correspondent à l'époque du début de l'immigration algérienne en France vers les années soixante. L'Algérie devient algérienne. Plein d'émigrés débarquent en France. Je ne suis pas un historien non plus, mais j'ai essayé de restituer un ressenti…

Vous consacrez une place particulière pour la chanson égyptienne, aussi bien dans 'Diwan' que dans 'Diwan 2'…Ça fait partie de mon enfance, des cultures qui sont les miennes. En Algérie, quand j'étais petit, il y avait les films indiens et les films égyptiens à la télé. Ça fait partie de ma mémoire et de la mémoire collective arabe et nord-africaine.

Sur les deux titres de votre propre composition qui figurent sur cet album, il y a le titre 'Joséphine' qui fait écho à un autre tube raï du même nom. Vous y chantez une femme, pourquoi cette femme ?Ce sont des femmes que je vois travailler dans les bars la nuit pour subvenir à leurs besoins et à ceux de leurs enfants. C'est une façon de saluer leur courage. C'est ma façon de leur rendre hommage.

Vous revisitez les titres d'une façon plus retenue, plus acoustique que dans le précédent album, à quoi correspond ce changement de cap ?C'est un autre travail beaucoup plus proche de la terre. J'ai essayé de coller le plus possible à l'original, de ne pas trahir ces chansons. C'est une approche complètement différente de celle que j'emprunte dans mes compositions personnelles. Il ne faut pas justement que ça ressemble à ce que je fais d'habitude, je change de ton !

'Diwan 2' est le fruit d'une collaboration avec Steve Hillage, du groupe Gong, et l'orchestre de cordes du Caire, pouvez-vous nous en parler un peu ?Avec Steve, ça fait très longtemps qu'on travaille ensemble. Quant à l'orchestre de cordes du Caire, c'est une équipe qu'on a au Caire et chaque fois qu'on en a besoin, on les appelle et on débarque en Egypte. Ça dure depuis 10 ans et ça fait partie de mon univers musical.

Sur le plan musical, vous aimez bien mélanger les genres : rock, chaâbi, techno… Pourquoi ?Parce que je suis comme ça ! Je peux être techno le matin, chanson française l'après-midi, enchaîner sur de la musique classique et puis passer au chaâbi… J'ai toujours baigné dans différentes ambiances musicales, les bars, les voyages et aussi les bals que j'ai fréquentés quand j'étais ado. Je peux danser sur du Carlos comme sur du Johnny Cash.

Chez vous le mélange touche aussi aux langues puisque vous chantez aussi bien en français, en arabe et en franc-arabe. Si je vous dis que vous êtes un artiste de la mixité culturelle, vous en pensez quoi ?Je n'en pense rien du tout. Ça veut dire quoi mixité culturelle ? C'est un pléonasme. Je ne me pose même pas la question. Je suis comme ça !

Oui, mais vous êtes un peu assis entre deux cultures ? Moi, je suis assis sur un canapé ! Sur un divan (rires) ! Ça ne me tracasse pas ces histoires. Ça pose plus problème aux hommes politiques. On est multiculturel ou en ne l'est pas !
Vous qui aviez créé le scandale en reprenant 'Douce France', vous sentez-vous concerné par l'actualité en France, notamment celle relative à la crise des banlieues, ou la sortie du film 'Indigènes' ? Non, je ne me sens pas concerné. Je pense que c'est idiot ce qui se passe en France en ce moment. Au lieu de se responsabiliser, on se culpabilise. C'est très bien de donner des allocations aux anciens combattants d'Afrique du Nord qui se sont battus pour la France durant la Première Guerre mondiale mais ils sont presque tous morts. Ça me fait bien rigoler. C'est encore une manière d'infantiliser les anciennes colonies. Quant à la crise des banlieues, c'est des gamins qui en ont marre d'être mis au ban de la société, sur la touche ! Et moi, je trouve qu'ils sont très gentils, parce que c'est la loi qui est hors la loi. On parle de discrimination positive, mais qu'est-ce que ça veut dire ? Dans la phrase "discrimination positive", j'entends le mot "discrimination". Et elle n'est jamais positive la discrimination. On essaie de faire peur au peuple français, en essayant de lui faire croire qu'on va le protéger des "sauvageons". S'ils continuent à mépriser les jeunes et à remplir les prisons à coup de répression, ils sont mal barrés.
L'album est accompagné d'un DVD réalisé en Algérie, où vous avez effectué une petite tournée en mai 2006, quel souvenir en gardez-vous ? Je suis un peu mitigé, là-bas aussi les choses vont mal. Et si l'on ne fait pas attention aux jeunes, ça risque d'exploser aussi et plus vite que l'on ne croit...
Rachid Taha, comment peut-on définir votre style musical ? Je ne sais pas, moi ? "Couscous musique", j'aime bien ! Il y a des légumes, de la semoule. Oui, j'aime bien et hop, c'est parti ! "Couscous musique"…

Propos recueillis par Monia Zergane pour Evene.fr - Novembre 2006

photo Couscous Musique


disclaimer: photos originales de l 'article pour fansite. Merci de nous aider à collectionner les photos de l'artiste! Nous pouvons retirer ces photos sur demande.

En couverture de Télérama

Benoît Péverelli pour Télérama

Rachid a été dernièrement en couverture de Télérama avec la photo reproduite à gauche. Voici l'article en question où l'on découvre un Rachid Taha moins militant qu'avant et plus enclin à parler de lui-même. En cadeau deux videos originales dans lesquelles Rachid récite des textes inédits !

“La France est un pays de plus en plus féminin”

Sa déception face aux années Mitterrand, ses colères – injustices de l’immigration, soumission des femmes… Rencontre avec un chanteur au verbe mûri et incisif.
Corps sec et voix écorchée, le verbe iconoclaste et l’œil incendiaire, Rachid Taha allume tous les feux. Et ne les éteint plus. A 48 ans, celui qui fut le premier à conjuguer rock et raï, à mixer rageusement tous les styles, nous conduit avec panache sur des sentiers d’infinies libertés. Tolérance. Insolence. Il en fallait pour résister à la douleur de l’exil, aux humiliations de l’émigration. Mais l’ex-leader du groupe lyonnais Carte de Séjour (1982-1989), le rebelle écorché vif n’a peur de rien. Surtout pas de dénoncer la condition des musulmanes (Zoubida, en 1981), d’orientaliser Charles Trenet (Douce France, en 1986), d’imposer le premier tube en arabe (Ya Rayah, en 1998), ou de revisiter sans fin la musique de son enfance (Diwân 1 en 1998 et Diwân 2, qui vient de sortir). Adoubé par les plus grands musiciens anglo-saxons – Brian Eno, David Byrne – artiste jusqu’au bout du cœur, l’homme a des fulgurances, des extravagances que beaucoup admirent et redoutent tout ensemble

A l’étranger, en Angleterre notamment, vous êtes une star, en France un peu moins. Pourquoi ?
Les Arabes continuent de faire peur. Les Noirs, eux, ont plutôt de la chance : ils ont l’image d’athlètes rigolos, bons danseurs, grands baiseurs, ils ont même des héros dans les séries américaines… Ici, beaucoup de Français n’ont toujours pas digéré la guerre d’Algérie. L’Arabe inquiète. On ne peut pas se fier à ce fourbe, potentiel terroriste, fils de fellagha qui peut vous égorger pour rien…

Vous n’exagérez pas un peu ?Nous vivons de plus en plus dans des ghettos communautaristes. Je viens de faire un concert à Lille à l’initiative du KO Social, le mouvement festif et contestataire lancé par les Têtes Raides en 2004. Eh bien, dans la salle, il n’y avait ni beurs ni blacks, rien que des gentils petits-bourgeois blancs. J’avais l’impression qu’avec Jean-Louis Aubert et les autres nous étions des vétérans du combat militant, aussi ringards que les vieux yé-yé en tournée qui enchantent actuellement la France. Pire : après le concert, j’ai voulu amener une spectatrice saluer les autres artistes et le videur ne m’a même pas laissé entrer. Il a fallu qu’Aubert vienne me chercher. J’en ai pleuré. En ce moment, je vis mal ce genre de situations. Même si elles sont pires pour les jeunes beurs anonymes. La situation s’aggrave.

Pourquoi ?

Parce que les gens deviennent analphabètes ! Et quand on est dans l’ignorance, on se ferme, on devient méchant, raciste… L’autre jour, j’entendais Guy Bedos déclarer chez Ardisson à la télé qu’il ne pouvait supporter le président iranien, « cet Arabe ». Il a fallu qu’Ardisson lui explique qu’Amadinejad était perse, et que ça n’avait rien à voir. « Tous les mêmes ! » a pourtant ricané Bedos… C’est ça, la gauche éclairée ? Quand j’entends Ségolène Royal et Sarkozy, j’ai l’impression d’une famille de ventriloques. Ils disent la même chose. Au moins, nous devons à Sarkozy la fin de la double peine, et je pense qu’il accordera le droit de vote aux immigrés, comme il l’a évoqué… Je suis de gauche. Mais il faut bien reconnaître que la gauche est en partie responsable de ce qui se passe. La génération des 25 ans qui ne trouve ni boulot ni logement dès qu’elle mentionne un nom aux consonances maghrébines, ces jeunes beurs diplômés qu’on embauche davantage à Londres ou à Dubai qu’à Paris, ils ont grandi sous Mitterrand ! Il n’y a pas seulement un problème de cités ; il y a le problème de toute cette jeunesse de France qu’aucun gouvernement n’est parvenu à intégrer, et qui désespère. Prenez la fameuse Marche des beurs, de Marseille à Paris, dont je m’étais pas mal occupé en 1983, du temps de mon groupe Carte de Séjour. Elle a été très tôt récupérée par les têtes pensantes de SOS Racisme et de Touche pas à mon pote. Rien que ce slogan ! Moi, justement, je voulais qu’on y touche aux potes, qu’on les serre dans nos bras.

Vous militiez alors davantage qu’aujourd’hui.

On ne peut plus militer comme avant.

Pourquoi ?

Parce qu’on ne peut plus faire de barricades dans un pays où les philosophes travaillent à la radio quand ils ne sont pas speaker à la télé. C’était autre chose avec Derrida (j’aimais ses yeux qui vous regardaient en face, il me disait toujours, lui le juif d’El-Biar, qu’il était avant tout algérien !) ou encore Deleuze, dont j’ai imité l’abécédaire… en arabe. Maintenant la seule « barricade » qu’on ait, c’est paradoxalement la télé. Il faudrait la sortir et s’asseoir dessus. Je préfère militer à travers ma musique.

Diwân 2 est un disque militant ?

C’est une sorte de cours d’histoire à l’usage des immigrés de la troisième génération… et de tous les Français. J’ai réalisé un jour combien mon propre fils connaissait mal son héritage culturel. Alors j’ai voulu lui constituer une sorte d’encyclopédie musicale qui rende hommage aux plus belles voix orientales. On ne peut s’ouvrir à l’autre qu’en ayant une conscience forte et épanouie de son identité. Je ne me sens pas victime, j’ai même horreur des martyrs, de ceux qui se complaisent dans la plainte. Une victime, c’est un cadavre. Or il faut avancer. Et avant de dénoncer le racisme, on a nous-mêmes, les Arabes, beaucoup à balayer devant notre porte.

C’est-à-dire ?

Et notre racisme envers les femmes ? La soumission à laquelle la famille et un islam mal compris les contraignent, l’obligation du voile ! Tant que les femmes restent asservies, la démocratie ne peut exister. Prenez les mariages arrangés, qui demeurent la règle chez nous. Quand il n’y a pas d’amour au départ, quand le géniteur est trop souvent un violeur, les mères ne peuvent se réfugier que dans leur foi et tombent amoureuses du premier homme doux avec elle : leur fils aîné ! Du coup, elles surinvestissent sur lui, mettent leurs filles éventuelles au service du grand-frère, en font un macho. Et parfois même un intégriste tant leurs relations sont sublimées : pour le fils, la mère si dévouée, si pieuse est devenue une sainte, dont il se rêve le prophète.

Vous êtes un « premier » fils ?

Non, le deuxième. Mais l’aîné est mort enfant. De toute façon ma mère m’a eu à 15 ans et je ne l’ai jamais appelée « maman », mais Aïcha. Ça m’a aidé à trouver très jeune « un meilleur couscous que celui de ma mère », comme on dit chez nous… D’autant que j’ai toujours adoré les femmes. A 10 ans, j’en paraissais 8, et Aïcha m’amenait avec elle au hammam ; les femmes y chantaient des chansons coquines, ma mère aussi… J’ai grandi au milieu d’elles – ma voisine, ma cousine… – dans un mélange absolu de bonheur et de souffrance. Souffrance parce qu’il n’y avait, hélas, aucune mixité : les femmes de là-bas restent entre elles, à la tâche. Les hommes sont ailleurs. Les pères absents.

Quelle enfance avez-vous eue ?

D’abord une enfance choyée à Oran, et dehors, dans la rue. Jusqu’à l’âge de 10 ans, en 1968. Mon père voulait qu’on ait une bonne éducation, à l’européenne : on était la seule famille du quartier à avoir une table haute pour manger, et pas basse comme les autres… J’ai été aussi quatre ans chez les bonnes sœurs, j’étais même premier en catéchisme. Mon père, qui avait dû émigrer en France pour trouver du boulot – mais ne pouvait vivre sans nous –, nous a ensuite fait venir en Alsace où il travaillait dans le textile. Double exil ! Il y avait le froid, la neige et une langue alsacienne que je ne comprenais pas. Terrible. Et puis l’usine de mon père ferme, et nous voilà dans les Vosges, à Lépange-sur-Vologne ; j’ai dû aller à l’école avec les Villemin… Je déteste la campagne, j’ai peur dès que ça n’est pas éclairé. Heureusement en 1977, le fils du maire de Lépange m’embarque vendre avec lui des encyclopédies médicales au porte-à-porte. Je me retrouve avec une bande de jeunes représentants de toutes les nationalités, j’apprends à faire du commerce grâce à la tchatche. Et mes parents partent bosser à Lyon…

Une éducation de petit chrétien ?

Dire que je ne suis pas musulman serait mentir. Mon père est allé à l’école coranique, maîtrisait le Coran ; j’en ai beaucoup parlé avec lui, et avec mon grand-père. C’était une façon de partager avec eux, d’être un homme. Et d’apprendre, aussi : j’ai toujours eu cette soif-là ; sans ça, on est rien. Mais du coup, je ne vois plus de différence radicale entre religions chrétienne et musulmane : elles reposent chacune sur le respect de l’autre, la bonté, la générosité. Mes parents ne m’ont jamais enseigné la haine, mais la tolérance… Je lis un peu le Coran, c’est subtil, plein de poésie ; seulement, il n’est pas donné à tout le monde de le comprendre, il y a beaucoup de charlatans.

Et la musique ?

J’y arrive par hasard. En 1979, je travaille à l’usine Thermix de Lyon, et j’y rencontre deux frères – Mohamed et Mokhtar Amini – qui jouent de la guitare. Je leur raconte que je suis percussionniste, alors que je n’avais tapé que sur des casseroles ; ils m’invitent dans leur grenier. Comme j’écrivais des poèmes, je chante… Notre ambition, alors, n’était pas de devenir rock stars, juste de gueuler ce qu’on avait sur le cœur. C’était l’époque des lois Stoléru et Bonnet, qui stoppaient l’immigration, renforçaient les expulsions, favorisaient les retours au pays des Maghrébins avec 10 000 balles de prime ! C’est pour ça qu’on a appelé notre groupe Carte de Séjour. Je l’ai dissous en 1989, lors d’une tournée à Berlin, au moment de la chute du Mur. Il faisait encore un froid de canard. Dans la rue, on voyait les gens mettre des bouts de mur dans des plastiques… pour les vendre ensuite. Nous aussi, Carte de Séjour, nous tombions en morceaux, nous étions devenu un phénomène social, nous tournions en rond.

Avec de beaux moments de bravoure et de scandale…

Oui, comme Zoubida, en 1981, une chanson qui dénonçait le mariage forcé chez les musulmans ; ou Douce France, en 1986, qui reprenait de façon orientale le grand tube de Charles Trenet, manière de dire que nous existions aussi…

Une attaque d’un côté, de l’autre…

On ne sait jamais où je suis, qui je suis. Autant fasciné par le rock anglais pur et dur que par les chanteurs populaires arabes, par la soul que par le punk, par la musique électronique que par le raï. Ami de Patrick Juvet comme de Brian Eno, de Demis Roussos comme de Patti Smith. Plutôt pudique et timide au fond. Mais fou de Jean Genet – le plus arabe des écrivains français – et incollable sur les westerns de John Ford. J’ai toujours aimé les métissages. Dès l’enfance.

Comment ?

Par le cinéma ! Gamin, j’allais voir tous les films qui passaient à Oran. C’est-à-dire en priorité des films indiens de Bollywood, des nanars rock d’Elvis Presley et des comédies musicales égyptiennes. Mais comme la plupart des jeunes Algériens, je n’aimais pas beaucoup les artistes égyptiens comme Oum Kalsoum ; ils chantaient un arabe classique que nous ne comprenions pas, et cette langue-là qu’on parlait à la télé, aux infos, nous semblait synonyme de pouvoir. Elle symbolisait une hégémonie culturelle égyptienne que nous refusions. Les Egyptiens, c’étaient nos Américains à nous…

Face aux grands puissances arabes « amies », vous ne semblez guère orthodoxe…

Les pays arabes sont pour moi en partie responsables de ce qui se passe au Proche-Orient. Combien de fois j’ai fait des concerts en Palestine, alors que la plupart des interprètes arabes se voyaient interdire toute participation par leur gouvernement ! Car la Palestine fait peur. C’est un pays réellement démocratique, ce que ne sont pas les autres pays arabes qui ont tout intérêt, du coup, à ce que perdure la guerre avec Israël… Pour ça, ils entretiennent la haine. Vous savez qu’on n’enseigne guère l’Holocauste aux petits arabes, de peur qu’ils détestent un peu moins les juifs… Or moi, je maintiens qu’un pays sans forte communauté juive est un pays où la démocratie risque de mourir. Parce qu’ils savent discuter, réfléchir sans fin, ça fait partie intégrante de leur étude du Talmud, c’est inscrit dans leurs gènes… En France, on a Robert Badinter, Simone Veil ; mais en Algérie, aujourd’hui, qui y a-t-il encore ? On a chassé les juifs lors de la décolonisation. Et le pays est devenu une dictature.

Vous y êtes retourné en mai 2006.

Je n’y avais pas remis les pieds depuis 1989 ! J’avais trop de colère contre ce pays qui n’avait pas été capable – malgré ses richesses – de nourrir son peuple, qui avait obligé des gens comme mon père à émigrer, à être humilié à l’étranger, à y subir des douleurs énormes. Jusqu’à n’avoir même plus la force de revenir. C’est fini la « culture du retour », le temps où on achetait des postes de télé en gardant les cartons, pour les rapporter en Algérie. Maintenant, on les jette d’emblée car personne ne veut retourner là-bas. Tous les gamins qui y vivent n’ont d’ailleurs qu’une idée : partir ! Et ceux du 93 qui débarquent aux vacances voir leur famille dans leur belle bagnole se comportent d’ailleurs en vrais colons. Alger, c’est leur Saint-Tropez de pauvres…

Vous êtes dur…

J’en ai marre qu’on nous infantilise et qu’on se laisse infantiliser. Comment a-t-on pu se réjouir qu’après la sortie du film Indigènes le gouvernement ait enfin annoncé une revalorisation des pensions des anciens combattants africains de l’armée française ? Cette injustice durait depuis… 1959 et c’est honteux qu’il ait fallu un film pour y remédier. Pire : qu’on croit nous apaiser avec une petite allocation, quand par ailleurs on ne donne même pas de visas pour revenir en France aux anciens combattants qui sont rentrés en Algérie.

Que faire ?

Donner du boulot aux pères des cités pour que les fils ne les retrouvent pas affalés devant leur télé quand ils rentrent de l’école. Comment croire possible, après, de s’en sortir ?

Pourquoi chantez-vous ?

Pour faire aimer Dieu même s’il n’existe pas.

Comment faites-vous ?

J’écoute. Tout le temps. Tout. Je suis un receleur. Je récupère tout ce que j’entends. Je rythme et je chante dessus. Je bosse tout le temps. Je peux chanter, slamer dix-sept heures de suite sans m’arrêter. Abd Al Malik, je le prends quand il veut. J’aime les mots, la voix, les voix. Je ne peux pas m’endormir sans en écouter une. Radio ou DVD. Je me passe en boucle, par exemple, Si Versailles m’était conté ou La Poison, de Sacha Guitry. Il n’y a plus de voix comme Michel Simon ou Pauline Carton.

Pourquoi ?

Parce qu’il n’y a plus de culture. Les gens ne lisent plus, ne pensent plus. Il y a un rythme ultra-rapide de l’élocution, de la parole qui correspond à l’absence de choses à dire. Genre, « Tékitoi ? ». Du coup, il n’y a plus de voix. Ou toujours la même… Je rêverais d’écrire un opéra, ou au moins une comédie musicale. J’y travaille en ce moment. Un livret autour d’une fille qu’un harki a eu d’une juive ashkénaze…

On est loin du rock de vos débuts ?

Pas du tout. Je reste rock, hard rock même. Metal ! Mick Jagger me gonfle, je préfère Marilyn Manson… Le rock c’est surtout une attitude : prolo, naïve, humaine. Edith Piaf était rock, Johnny Hallyday est rock, même s’il n’a jamais fait un seul disque rock. Juste de la varièt… On est pas rock en France. Chez nous, c’est plutôt chansonnette, accordéon, Bénabar et Obispo. Mais j’adore la France.

Pourquoi ?

Parce que c’est encore un vrai pays démocratique qui s’est construit sur un beau slogan publicitaire : Liberté, Egalité, Fraternité. Et puis les femmes y sont plus belles qu’ailleurs ; le photographe Helmut Newton le disait, et c’est vrai. La France est d’ailleurs un pays de plus en plus féminin, homo même.

… ?

Vous n’avez pas remarqué comme on s’embrasse ici ! Pour un oui, pour un non. C’est le côté arabe de la France. C’est déjà un début… "

Propos recueillis par Fabienne Pascaud (TELERAMA).
Avec l'entretien, deux videos en ligne et en pod-cast:

Sunday, August 20, 2006

More on Diwan2 - plus sur Diwan2

Rachid Taha in concert, source unknown. If you are the author let kelma know to add your credits, thanks!

"Diwân 2", le nouvel hommage de Rachid Taha à la musique orientale, sortira en France le 9 octobre 2006 (Barclay), huit ans après "Diwan" (ce mot signifie textuellement "recueil poétique"). Selon les dernières nouvelles du Web, le disque est d'ailleurs bâti sur un principe similaire, celui d'une recherche musicale personnelle puisant aux sources de la culture de l'enfance, d'un gout pour un son avec lequel on a grandi et qu'on veut faire revivre à sa façon.
L'album comprendra 11 chansons dont 9 reprises, choisies dans le vaste repertoire des chansons de langue arabe et nord-africaine. On annonce une production Steve Hillage (comme pour la plupart des albums de Taha), mais plus acoustique que sur le premier Diwan: "Diwan2" serait proche d'un "blues hypnotique" ... ce qui, deux ans après le retour rock de "Tékitoi", donnera certainement encore une autre petite touche de nouveauté à la musique de Taha! Rien de surprenant pour cet artiste qui, disque après disque, sait toujours se renouveler et stimuler son public en ajoutant, à chaque fois, un trait de plus au cercle cohérent de ses idées et projets.

Le disque - comme Tékitoi - sera accompagné d'un DVD avec un documentaire sur la tournée algérienne de Rachid Taha en mai 2006. Il parait que ce documentaire sera disponible en avant-première sous forme de podcast, mais il s'agit d'une autre nouvelle "de blog", et ce n'est pas de "notre" plume!

On sait pas si c'est un extrait de l'album (probable!), mais c'est sympa: écoutez ou achetez "Ecoute-moi camarade" (un titre de Mohamed Mazouni) maxi 45 T sur Fnac.com (sorti le31/07/2006 ). Mp3 à ce lien!!! Contenu: version club, version album, version radio.

Pssst! Nous avions déjà parlé de "Diwan2" ici!


Ecoute-moi camarade, Rachid Taha

"Diwan 2", Rachid Taha's new hommage to Oriental music, will be released in France on the 9th of October 2006 (Barclay), eight years after "Diwan" (this word means "poetic collection"). According to the latest Internet news, the album will be based on the same principles as the first "Diwan": a personal research into the sources of the musical culture in which the artist grew up and that he wants to revive in his very own way.
The CD will propose 11 songs, among which 9 covers from a very vast repertoire of songs coming from the arabic universe. It has been announced that this production (by Steve Hillage as most Taha's albums) will be more acoustic than the former "Diwan" : "Diwan2" is going to be some sort of "hypnotic blues", another little "Taha touch" we guess, two years after his rockin' "Tékitoi". This is not surprising for an artist who, record after record, has always known how to renew himself and stimulate his public by adding one more trait to the coherent circle of his ideas and projects.
With the CD, a DVD will be found: a documentary on Rachid's tour in Algeria in May 2006. It seems that it will be available as a podcast before the release of the CD, but it is another blog news, and not ours!

We do not know whether it is an excerpt (probable!!!) or not, but it's nice: listen to (or buy) "Ecoute-moi camarade" (composer Mohamed Mazouni) super 45T on Fnac.com ( a 31/07/2006 release)! Mp3 at this link!!! Tracks: album version, club version, radio version!

Heeeep!!! We had already spoken of "Diwan2" here!

texte: kelma - recherche: marie

Wednesday, August 02, 2006

Diwan2 on the way!

diwan2
Le site officiel de l'artiste nous annonce la prochaine sortie de Diwan2 (dans la lignée de Diwan)le 16 octobre! La pochette semble un joli mélange de tradition Nord-Africaine (le turban, le lay-out qui fait très "vieux 33 tours") , de sens de l'humour à la Rachid et... de couleur bleue chère aux albums pré-Medina de Taha: voilà qui vous titille, hein? Bien joué, ce coup-là!

The official Site is announcing the forthcoming release of Rachid Taha's Diwan2 ( sequel of Diwan) for the 16th of October! The cover seems to be a nice mix of recalled North-African tradition (the turban, the old LP-lay-out), Rachid's everlasting sense of humour and the blue colour we were used to find on his pre-"Made in Medina" albums. Can't wait for it, hyiiiiii??? It means it is a good job!
kelma Belly Dancer