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Monday, February 09, 2009

Un concert pour Gaza



Le 1 février l’Institut du Monde Arabe à Paris a organisé un concert pour Gaza avec plus de 20 artistes, entre eux : Sapho, Souad Massi, Houria Aïchi, Nassima, Youmni Rabii, L’Orchestre National de Barbès, Sid Ahmed Lahbib, Les Gnawas d’Alger, Boogie Balagan, Jane Birkin, Christian Olivier (des Têtes Raides), Hélène Noguera, Hassan Idbassaïd, Idriss El Mehdi et la Bladi Bande, Rodolphe Burger, Rachid Taha, Lyes Taha et son groupe de Hip Hop, l’humoriste Jamel Debbouze et sa femme Mélissa Theuriau, etc., etc.

Le concert a duré presque 6 heures et Rachid a joué le dernier car il est arrivé un peu en retard parce qu’il revenait d' un voyage en Provence. Il est venu accompagné de son fis Lyes.

Avec son ami Rodolpho Burger, il a interprété le thème « L’arabécedaire ». Il a accompagné en scène aussi à Christian Olivier pendant il récitait des paroles de Jacques Prévert.

Finalement il a fait craquer à tout le monde avec « Ya Rayah » chanson interprétée à pétition du public, qu’il a jouée accompagné par plusieurs des artistes dans un ambiance de fête et plein de joie.

Tout l’argent recouvré des entrées sera destiné à aider au peuple de Gaza.

Voici je vous laisse les photos de Rachid.

Bises. ARAN

P.D.: Je voudrais remercier pour tout spécialement à Aliciasoy et aussi à Chantig.

The first of February the “Institute of Arab World” in Paris organised a concert for Gaza with more of 20 artist between them : Sapho, Souad Massi, Houria Aïchi, Nassima, Youmni Rabii, L’Orchestre National de Barbès, Sid Ahmed Lahbib, Les Gnawas d’Alger, Boogie Balagan, Jane Birkin, Christian Olivier (fromTêtes Raides), Hélène Noguera, Hassan Idbassaïd, Idriss El Mehdi and the Bladi Band, Rodolphe Burger, Rachid Taha, Lyes Taha and his group of Hip Hop, the humorist Jamel Debbouze and his woman Mélissa Theuriau, etc., etc.

The concert lasted almost 6 hours and Rachid was the last artist in playing because he was travelling in Province and he was late. He came accompanied by his son Lyes.

With his friend Rodolpho Buger, he played the song “L’arabécedaire”. He also accompanied on the scene Christian Olivier while he was reciting some words of Jacques Prévert.

Finally he made everybody dance with “Ya Rayah” song played by public’s request, with some of the artists in a happy and festive ambience.


All the money of the tickets will be destined for helping Gaza’s people.

Here the pictures of Rachid’s show.

Kisses ARAN

P. D.: I want to thank for all especially Aliciasoy and also Chantig.

El pasado 1 de febrero, el Instituto del Mundo Árabe de París, organizó un concierto por Gaza en el que participaron más de 20 artistas, entre ellos : Sapho, Souad Massi, Houria Aïchi, Nassima, Youmni Rabii, L’Orchestre National de Barbès, Sid Ahmed Lahbib, Les Gnawas d’Alger, Boogie Balagan, Jane Birkin, Christian Olivier (cantante del grupo Têtes Raides), Hélène Noguera, Hassan Idbassaïd, Idriss el Mehdi y la Bladi Band, Rodolphe Burger, Rachid Taha, Lyes Taha y su grupo de Hip Hop, el humorista Jamel Debbouze y su mujer Mélissa Theuriau, etc., etc.

El concierto duró casi 6 horas y Rachid fue el último en actuar ya que se encontraba de viaje en la Provenza y llegó un poco tarde. Vino acompañado por su hijo Lyes.


Junto a su amigo Rodolfo Burger, interpretó la canción “L’arabécedaire” y también acompañó en el escenario a Christian Olivier mientras recitaba algunas palabras del poeta Jacques Prévert.

Finalmente, todo el mundo acabó bailando y cantando “Ya Rayah” que Rachid interpretó junto a algunos de los artistas invitados, a petición del público, en un ambiente festivo y lleno de alegría.

Todo el dinero recaudado de las entradas, será destinado a ayudas para el pueblo de Gaza.

Aquí os dejo algunas fotos de la actuación de Rachid.


Besos. ARAN

P.D.: Quiero dar las gracias por todo especialmente a Aliciasoy y también a Chantig.






























Tuesday, January 10, 2006

Fragile

fragile

Ça longtemps que je me promets de vous en parler. Saviez-vous que Rachid a prêté sa voix à l'un des titres de Fragile, le nouvel album des Têtes Raides, le groupe de Christian Olivier, duettiste de Tékitoi? Le titre en question est Latuvu où se chamaillent avec Taha: Didier Wampas, le groupe Punk néerlandais The Ex et Romain Humeau. L'album est co-produit par Denis Barthes, le batteur de Noir Désir. Des points communs entre ces intervenants? Le rock, bien sûr! Le clip de Fragile est visible à ce lien et vous pouvez écouter quelques extraits, dont l'un de Latuvu sur Amazon France ou Fnac (l'extrait est meilleur). Désireux d'en savoir plus sur les autres voix de Latuvu? Voyez ci-dessous:

Photobucket - Video and Image Hosting

Did you know that Rachid sings on one of the tracks of The Têtes Raides latest album, Fragile? The Têtes Raides is the band Christian Olivier is the leader of... well... you remember Christian Olivier who duets on Tekitoi? with Rachid? Yes, that guy! Le track is Latuvu (= have you seen him?) where other voices join Rachid's in a nice chaos: Didier Wampas, the Dutch punk band The Ex and Romain Humeau. The album is co-produced by Denis Barthes, the drummer of Noir Désir. Any common point between these people? Rock of course! The video clip of the song Fragile can be watched here and you can listen to some excerpts from the titles of the album, among which one of Latuvu on Amazon France, or even better on Fnac. Wanna know more the other voices of Latuvu? See below:

*Le site officiel de Romain Humeau (du groupe Eiffel, arrangeur de l'album Des visages, des figures de Noir Désir)/Official site of Romain Humeau (his band is called Eiffel and he made the arrangments of the latest Noir Désir album, see below for that band)

*The Ex: site.

* Didier Wampas et son groupe Wampas (rock français)/Didier Wampas and his band called Wampas (French rock): site.

* Noir Désir: célèbre goupe de rock français/Noir Désir: famous French rock band: site officiel/official site.

*Têtes Raides: site 1 - site 2.

De g.à dr.:Romain Humeau, Noir Désir, Didier Wampas, The Ex, Rachid Taha, Têtes Raides

kelma

Wednesday, September 29, 2004

Tekitoi expliqué par Taha lui-meme!


Tekitoi expliqué par Taha lui-même!

Interview en français et
traducciòn esclusiva en espanol

Tékitoi ? : Regardez la pochette, vous comprendrez. Certains ont dit: "Regardez sa tête, on dirait un terroriste d'Al Qaïda". Alors que lorsqu'on regarde de près, on y voit plutôt un regard critique. C'est une manière de dire Tekitoi ? Toi, c'est moi et moi, c'est toi. Et moi sans toi, je ne suis pas moi. La chanson, je l'ai d'abord écrite en arabe. Je voulais faire un texte en français et je me suis dit: "Je ne peux la faire qu'avec quelqu'un avec qui je m'entends bien, à savoir Christian Olivier, des Têtes Raides. Il a très bien saisi la rythmique des mots, leur direction". Steve m'a dit pendant l'enregistrement: "Il a un petit côté africain lorsqu'il chante". En fait, Christian est né en Afrique, son père était ébéniste au Mali ou au Tchad. Je l'ignorais. C'est drôle.

Rock El Casbah : Ce titre me paraissait évident, car depuis mes débuts avec Carte de Séjour, on m'a toujours associé aux Clash. Et j'avais envie depuis longtemps de chanter avec Joe Strummer. Je m'apprêtais à le rencontrer lorsqu'il est décédé. C'est quelqu'un pour lequel j'avais beaucoup de respect, qui avait conservé une rigueur rebelle, très rock'n roll. Il me semblait que c'était la chanson idéale pour faire un lien entre l'Orient et l'Occident.

Lli fat mat ! (Ce qui est passé est passé) : Je voulais que l'on cesse de parler de notre passé à nous, Africains, Algériens. On fait croire au peuple que tout va mal à cause de la colonisation, et je me suis dit : "Cela fait plus de 40 ans que certains pays ne sont plus colonisés, on a grandi. Il faut que l'on se prenne en charge, que l'on aille de l'avant". C'est cette mise en garde, cette colère-là que je voulais exprimer. Il y a dans ce titre les violons de l'Orchestre du Caire. Steve est parti là-bas. Lui s'occupe du côté oriental, moi je gère les guitares rock. C'est notre duplicité.

H'Asbu-Hum (Demandez-leur des comptes) : C'est une manif. Ce morceau a été influencé par une photo que j'ai vue dans un magazine français, où le peuple algérien manifestait contre la corruption. Cette chanson est interprétée par certains milieux arabophones comme pouvant pousser à l'émeute. Pour moi, c'est juste un constat. C'est rare d'écrire une chanson comme ça en arabe et de la chanter.

Safi !(Pur) : Je parle dans ce titre de la démocratie en général. Au départ, cela commence par les problèmes de communication avec son père, à cause du poids de la tradition, de la culture, et cela continue avec le pouvoir parce qu'on n'a pas la possibilité de dialoguer avec lui. Et moi je dis qu'on vit dans un parti unique. J'ai été influencé dans cette approche par un journaliste d'Al Jazira. Je me rends compte que la démocratie est en train de foutre le camp en Occident. Au nom de la liberté, on va imposer une liberté aussi radicale que les autres, qui est en train de créer une espèce de radicalisme chez les uns et chez les autres qui me fait peur. Il y a une génération qui n'a connu que la guerre, aussi cela ne m'étonne pas qu'il y ait des kamikazes. Ce n'est pas que la faute de l'Occident. C'est aussi à cause des pouvoirs arabes qui n'ont pas laissé la liberté ou les démocrates s'exprimer.

Meftuh' (Ouvert) : C'est un peu d'espoir. Malgré les portes fermées, le désespoir, l'espoir existe aussi. Cet album est très politique, d'où ces guitares qui sont très importantes pour moi. Ce sont les bombes antinomiques.

Winta ? : C'est une rencontre avec un chanteur géorgien à Paris qui était fan de Ya Rayah. Il avait envie de faire quelque chose avec moi et je lui ai dit: "Viens, on va écrire une chanson". Elle parle de l'espoir, du paradis.

Nah'seb ! (Je compte) : C'est l'horloge de la vie qui passe. Le "compte-à-rebeur". Tout le monde attend le messie, espère être sauvé. Je crois que la seule personne qui puisse nous sauver, c'est nous-même. Cessons d'attendre et agissons.

Dima ! (Toujours) : C'est un morceau que j'ai composé avec Steve et Brian Eno. Eno apparaissait déjà dans Rock El Casbah, où il faisait les claviers et les coeurs. Je savais que j'allais le rencontrer. Et lui aussi. D'ailleurs, la première fois qu'on s'est vu, on était habillé de la même manière. Dima, c'est la chanson la plus engagée, qui dénonce le plus les dictatures. Je résume un peu la situation de pays dans lesquels on n'a pas le droit à la parole, où il est interdit de penser, de chanter. Lorsque je vois le climat antiraciste, antisémite en France, cela me fait aussi peur. J'ai peur du repli sur soi. Quand de jeunes "rebeu" commettent des actes antisémites, je suis hors de moi.

Mamachi : C'est le nom du premier chanteur de raï que j'ai entendu dans un mariage. Je devais avoir huit ans, à Mostanganem. Je voulais lui rendre hommage et parler de sagesse et de sérénité.

Shuf ! (Regarde) : C'est la beauté, une histoire très érotique qui dit: "Viens, je te prends", sans langue de bois. En amour, dans la culture musulmane, on a le droit au plaisir, et je voulais ajouter qu'il était autorisé dans toute sa splendeur. C'est une déclaration à une princesse "cousue main". Vous savez pourquoi ? C'est une référence à la virginité avant le mariage, et moi je dis qu'elle est cousue main de partout.

Stenna ! (Attends) : C'est la patience. J'ai dédié cette chanson à mon fils. Malgré tout, je pense que ceux qui font du mal ne gagnent pas. C'est celui qui a le coeur blanc, qui n'est pas envieux, qui s'en sort.Les Anglais disent que cet album est un chef d'oeuvre. C'est marrant. Ils disent maintenant :"On a notre rocker". C'est important, politiquement, d'être reconnu là-bas avec tous les intégristes qui y vivent. C'est la réponse que je leur apporte.

Rachid Taha Tékitoi? (Barclay-Universal)
Interview by Pierre René-Worms Rfimusique le site.


Tekitoi descrito por el propio Taha

Tekitoi? (¿Quién eres tú?): Si observas la portada del disco entenderás de que va la canción. Algunas personas le echarán un vistazo y dirán: "mira su cara, ¡seguro que todo el mundo piensa que es un terrorista de Al Qaida!". Pero si te fijas mejor en la foto, te das cuenta que mi rostro tiene una expresión crítica, evaluadora. Es como si te estuviese preguntrando "¿y tú quién eres?" ¿Quienes somos en realidad? Tú eres yo, y yo soy tú. Y yo sin ti ya no puedo ser yo. Escribí esta canción primero en árabe, y luego decidí que quería tener la letra en francés así que pensé, "solo puedo hacerlo con alguien con quien realmente me sienta cómodo, alguien que esté en mi misma onda". Y supe que tenía que ese tenía que ser Christian Olivier, del grupo Les Têtes Raides. Christian cogió el ritmo de las palabras al instante, y las llevó en la buena dirección. Steve vino un día al estudio y me dijo que la voz de Christian tenía un toque africano. Y más tarde me enteré que Chistian en realidad había nacido en África. Su padre era camionero en Mali o chad, o un lugar parecido. Es curioso, ¡no lo había sabido hasta ese momento!

Rock El Casbah: Sentí que esta canción tenía que estar en mi disco, porque desde mis inicios musicales con el grupo Carte de Sejour la gente siempre me había asociado con The Clash. En fin, durante muchos años intenté cantar con Joe Strummer, y solo tuve la oportunidad de conocerlo cuando murió. Joe Strummer es alguien por el que tengo muchísimo respeto. Nunca se vendió o perdió su lado rebelde. Siempre fue un auténtico rockero. Rocl El Casbah me pareció una canción ideal como nexo entre oriente y occidente.

Lli fat mat (El pasado es pasado): Estoy harto de que todo el mundo hable a los africanos y argelinos sobre nuestro pasado. Intentan hacernos creer que la causa de todos nuestros males fue la colonización. Y un día me quedé pensando y me dije: "espera un momento. Algunos de los países de los que estamos hablando se independizaron hace ya cuarenta años! Desde entonces hasta ahora nos hemos hecho mayores, ya sabes. Es el momento de cogernos a nosotros mismos ¡y ponernos en marcha!" En esta canción destaca fundamentalmente la expresión del odio y de la frustración, es una especie de señal de alarma, si lo prefieres. Los violines que se oyen en la canción son de la Orquesta del Cairo. Steve se fue a Egitpto y los grabó. Se encargó sobretodo de la parte Oriental de la canción, y yo me dediqué a las guitarras eléctricas. Trabajamos muy bien a dúo!

H'Asbu-Hun (pídele explicaciones): Se trata de una canción protesta. Está inspirada en una foto que vi en una revista francesa, en la que se mostraba a unos argelinos que se manifestaban en contra de la corrupción. Esta canción ha sido interpretada por algunos araboparlantes como una incitación a la revuelta. Pero para mi solo es una descripción de lo que está ocurriendo en el mundo. Es extraño escribir y cantar una canción como esta en árabe.

Safi (Puro): Aquí hablo sobre la democracia en general. Es como si todo empezara a ir mal cuando tienes problemas de comunicación con tus padres debido al lastre de la cultura y la tradición, y entonces después a lo largo de tu vida, tienes los mismos problemas de comunicación con el poder porque simplemente no puedes sentarte en la misma mesa y hablar con ellos. El problema, en mi opinión, es que estamos viviendo en un sistema de partido único. En este sentido me influyó mucho la visión de un periodista de Al-Jazeera que me ayudó a abrir los ojos. Empiezo a pensar que a la democracia le están dando una patada y cerrándole la puerta en el mundo occidental. En el nombre de la libertad, nos están imponiendo una libertad cada vez más radical, una nueva clase de radicalismo que está creando una división que me asusta de veras. Afrontémoslo, hay una generación entera que ha crecido sin conocer otra cosa más que la guerra, por eso no me extraña que se estén extendiendo los terroristas suicidas. Pero la culpa no la tiene exclusivamente Occidente, creo yo. Las cosas están de esta manera porque ciertos gobiernos en el mundo árabe no permiten que haya libertad, ni quieren la democracia en sus países.

Meftuh (abrir): Un poquito de esperanza, es mi manera de decir que a pesar de todas las puertas cerradas y toda esa desesperación, sigue habiendo lugar para la esperanza. Este disco tiene un tono muy político, de ahí el hecho de que las guitarras eléctricas estén tan presentes y sean tan importantes para mi. ¡Son como el antónimo de las bombas!

Winta? : Esta canción es el resultado del encuentro con un cantante georgiano de París que era un gran fan de Ya Rayah. Él quería que hicíesemos algo juntos, así que le dije: "muy bien, vamos a escribir una canción". Winta es una canción que habla de la esperanza, y del paraíso.

Nah'seb (Sigo contando): ¡Es el reloj de la vida haciendo tic-tac! La cuenta final. Parece como si todo el mundo estuviese sentado esperando la llegada del Mesías, esperando ha ser salvado. Pero personalmente creo que la única persona que puede salvarnos somos nosotros mismos. Así que deja de contar los minutos ¡y empieza a actuar de una vez!

Dima (Siempre): La compuse con Steve y Brian Eno. Eno ha colaborado en este disco; hizo los teclados y los coros en Rock El Casbah. Sabía que tenía que conocer a Eno algún día - y él me dijo que también lo sabía. Lo más gracioso es que la primera vez que nos vimos, ¡ibamos vestidos exactamente iguales! Dima es la canción protesta más radical de todo el disco. Es una denuncia clara a las dictaduras. La canción habla sobre los países donde no hay ningún tipo de libertad de expresión, donde pensar y por supuesto cantar está prohibido (censurado). Cuando miro a mi alrededor y veo lo que está ocuriendo en Francia ahora mismo, el clima de racismo y anti-semitismo que hay, tengo que reconocer que me asusta. Cuando veo a los chicos árabes comentiendo actos en contra de los judíos me pongo enfermo, la verdad.

Mamachi: Es el nombre del primer cantante de Rai que escuché. Fue en una boda en Mostanganem. Yo debía tener unos ocho años en ese momento. Es mi manera de rendirle un homenaje a Mamachi y hablar sobre valores fundamentales como la sabiduría y la serenidad.

Shuf! (mira): esta canción habla de la belleza, es una historia llena de erotismo que básicamente dice: "ven aquí y déjame que te haga el amor". ¡Nada de andarse con rodeos! En la cultura musulmana en el tema del amor, tienes el derecho de alcanzar el placer y quería destacar que puedes disfrutarlo en todo su esplendor. Esta canción es una declaración de amor a una princesa que tiene la "cosida a mano". ¿Sabes que significa esa expresión? Es un término que hace referencia a las mujeres vírgenes antes del matrimonio.

Stenna (espera un momento): Esta canción trata de la paciencia, y está dedicada a mi hijo. Creo que a pesar de todo, que aquellos que van por ahí haciendo daño a los demás no ganan al final. Sino que son aquellos puros de corazón, sin rastro de malicia o envidia en ellos, los que ganarán al final de todo. En el Reino Unido mi disco ha sido aclamado como una obra maestra. Tiene gracia, me han abierto sus brazos diciéndome: "¡al fin hemos encontrado a nuestro rockero!" Es muy importante, en el tema político, conseguir el reconocimiento en el Reino Unido, con todos esos fundamentalistas viviendo por allí. Esta es mi respuesta para ellos.

Entrevista Pierre René-Worms Rfimusique le site.

Traducciòn frances-espanol: lunamoruna GRACIAS !!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!

Tekitoi explained by Rachid Taha himself!!!

Paris, 24 September 2004 - Rachid Taha, the most Arab of French rockers, is currently back in the music news with Tékitoi?, his fifth solo album in fifteen years. This new album finds Taha's loyal collaborator, UK producer Steve Hillage, at the studio helm and also features guest appearances by two famous rock icons, Christian Olivier (lead singer with Les Têtes Raides) and Brian Eno. RFI Musique hooked up with Rachid and got him to go through his new album track by track:

Tékitoi? (Who are you?): If you look at the album cover you'll understand. Some people take one look at the photo on the cover and they're like, "Look at his face, you'd think he was an Al Qaida terrorist!" But if you take a closer look at the photo, you'll find what my face is really expressing is more of a critical, appraising look. It's like I'm saying "OK, who are you?" Who are we? Well, basically, you're me and I'm you. And me without you means I'm not me anymore. I originally wrote the song in Arabic and then when I decided I wanted to have the lyrics in French I thought, "I can only do this with someone I get on really well with, someone who's on my wavelength." And I knew it had to be Christian Olivier from Les Têtes Raides. Christian instantly got the rhythm of the words right and fired them off in the right direction. Steve actually turned round to me one day in the studio and pointed out that Christian's got a bit of an African edge to his voice. And I found out later that Christian was actually born in Africa. His father was a cabinet maker in Mali or Chad or somewhere like that. But it's funny, I didn't know that at the time!

Rock El Casbah: I felt like this song just had to be on the album somewhere, because right from the beginning of my career with the group Carte de Séjour people have always associated me with The Clash. You know, for a long time I really wanted to sing with Joe Strummer and I was just on the point of meeting him when he died. Joe Strummer is someone I have a lot of respect for. He never sold out or lost his rebellious streak. He was totally rock'n'roll. Rock El Casbah seemed to me to be an ideal way of linking East and West.

Lli fat mat! (What's done is done): I was getting sick and tired of everyone talking to us Africans and Algerians about our past. They try to get us to believe that everything that's going wrong is because of colonisation. And one day I turned round and said to myself, "Hang on a minute. Some of these countries they're talking about have been independent for over forty years! We've grown up now, you know. It's time to take ourselves in hand and move on!" This song is basically an expression of that anger and frustration, a sort of alarm bell, if you like. The violins you hear on the track are from the Cairo Orchestra. Steve went over to Egypt and sorted that out. He took care of the Oriental side of the production and I sorted out the rock guitars. We work well as a double act!

H'Asbu-Hum (Bring them to account): A protest song. The track was inspired by a photo I saw in a French magazine which showed Algerians taking to the streets to protest against corruption. I've heard that in some Arab-speaking milieu the song's been interpreted as an incitement to riot. But for me it's just a song about what I see happening in the world. It's rare to write a song like this in Arabic and actually get to sing it!

Safi (Pure): What I'm talking about in this song is the general concept of democracy. It's like it starts out with you having communication problems with your father because of the weight of culture and tradition and then, later in life, you have the same problems of communication with the powers that be because you can't sit down and dialogue with them. The problem, in my opinion, is that we're living under a one-party system. It was a chat I had with a journalist from Al-Jazeera which helped open my eyes to that. I came to realise that democracy is just getting kicked out the door in the western world. In the name of 'freedom', they want to impose a freedom which is much more radical than any other and that's starting to create a new kind of radicalism on both sides that genuinely scares me. Let's face it, there's an entire generation who've grown up knowing nothing but war, so I'm not exactly surprised to see the emergence of suicide bombers. It's not just the fault of the West, though. Things are the way they are because certain governments in the Arab world have not allowed supporters of freedom and democracy to express themselves.

Meftuh' (Open): A bit of hope, my way of saying that despite all the closed doors and all the despair, hope exists, too. This album's a very political album, hence the fact that the guitars are so important on it for me. They're like antinomic bombs!

Winta?: This song came about as a result of me meeting a Georgian singer in Paris. He was a big fan of Ya Rayah and he wanted to do something with me, so I turned round and said, "OK, let's write a song together." Winta is a song about hope, a song about paradise.

Nah'seb (I'm counting): The clock of life ticking away! The final countdown! It's like everyone's sitting around waiting for the Messiah, hoping to be saved. But my belief is that the only person who can save us is ourselves. So let's stop waiting and start acting!

Dima (Always): This is a track I composed with Steve and Brian Eno. Eno had already appeared on the album, actually; he did keyboards and backing vocals on Rock El Casbah. I knew I'd get to meet Eno one day – and he said he knew it, too. The funny thing is, the first time we met we were dressed exactly alike! Dima is the most radical protest song on the album. It's the strongest denunciation of dictatorship. The song talks about countries where there's absolutely no freedom of expression, where thinking and even singing are banned.When I look around and see what's going on in France right now with this anti-racist, anti-Semitic climate, I have to say I'm scared. I'm scared of communities turning inwards on themselves. When I see young Arab guys committing anti-Semitic acts, it makes me really mad.

Mamachi: The name of the first Raï singer I ever heard. It was at a wedding in Mostanganem. I must have been around eight at the time. This was my way of paying tribute to Mamachi and speaking about basic values like wisdom and serenity.

Shuf! (Look!): A song about beauty, an extremely erotic story which basically says "Come here and let me take you!" No beating about the bush! In Muslim culture, you have the right to take pleasure in love and I wanted to add that you're allowed to enjoy it in all its splendour. The song's a declaration of love to a princess who's been "hand stitched." You know why that is? It's a reference to virginity before marriage.

Stenna (Wait a moment): This is a song about patience dedicated to my son. I believe, in spite of everything, that those who go round doing harm don't win in the end. It's those who have clear hearts, no trace of malice or envy in them, who will win out in the end.Over in the UK my album's been hailed as a masterpiece. It's funny, they're opening their arms now and saying, "We've found our rocker!" It's very important, politically, to get recognition in the UK with all the fundamentalists living over there. This is my answer to them.

Rachid Taha Tékitoi? (Barclay-Universal) 2004
Interview Pierre-René Worms Rfimusique (the site)


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