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Showing posts with label Tekitoi. Show all posts
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Sunday, April 24, 2005

Some recent data on the success of Tekitoi in Great Britain (thanks Yvonne!):
Quelques données sur l'état des ventes de Tékitoi en Grande-Bretagne (merci Yvonne!):
Taha par Richard Dumas 4

*from fRoots May issue ~ Virgin Megastores Roots 20 : Tekitoi? is no. 11 (March sales)
Selon le mag.fRoots: Tekitoi est numero 11 pour les ventes du mois de mars (Virgin Megastores).

*from Songlines May/June issue ~ March 2005 ~ World music chart, Top of the Shops : Tekitoi? is no.8
Selon Songlines, classification World Music Top of the shops: numero 8!

Tuesday, October 26, 2004

Article l'Express

Great article from the French L'Express!
Grand article de l'Express!

L'Express du 18/10/2004
Téki Taha? (Who are you Taha? Kienes Taha?)
par Gilles Médioni

L'ex-chanteur de Carte de séjour a fait éclater le raï, mais c'est dans le rock que Rachid forge son engagement. Sans oublier ses racines.
The former singer of Carte de séjour has broken rai into pieces, but it is in rock that Rachid has forged his involvement. Without forgetting his roots.

Dandy, destroy, noctambule, parisien... c'est un vrai rocker. Mais il est aussi cultivé, drôle, secret, cosmopolite, esthète, expert en dance et en chaâbi (blues d'Algérie)...
Dandy, destroy, nightgoer, parisian... a real rocker. Not only an intellectual, he is a funny, secret, cosmopolitan "esthete" and an expert in dance and in chaabi (the Algerian blues).

Car Rachid Taha, 46 ans, tient tous les rôles dans la musique et mixe tous les styles. D'ailleurs, il déboule dans ce bar de Ménilmontant en costume noir, chapeau ska, boots à poils longs.
In fact, Rachid Taha, 46, has played every part in music and mixed all styles. He has actually just entered this bar of Menilmontant in a black suit, ska hat, hairy boots.

Son cinquième album, Tékitoi?, vient de paraître. C'est un titre à la Queneau trouvé par Christian Olivier, des Têtes raides, avec lequel il chante un morceau en duo. Si le Taha public lève le poing en concert, grande gueule et revendicatif, le Rachid privé cache derrière ses lunettes noires ses doutes et ses regrets.
His fifth album, Tekitoi, was just released. Its title - "Queneau-style" - was found by Christian Olivier, leader of the French band Les Tetes Raides, with whom he sings one track on the cd too. If Taha raises his fist during a concert, arrogant and in protest, the private Rachid hides his doubts and regrets behind his black glasses.

Depuis plus de deux décennies, les visages de Rachid Taha se sont enchaînés, annulés, rassemblés. Gavroche beur du groupe Carte de séjour - tout est déjà contenu dans le nom - il orientalise Douce France, de Trenet, un tube (1986). Puis il scande en solo un hymne contre le Front national, Voilà voilà (1993).
The faces of Rachid Taha have been tied up, cancelled, collected in the last 20 years. The beur Gavroche of the Carte de Sejour band - everything was already contained in that name (ndlr: Green Card or Permit of Stay ) - first orientalizes Douce France originally by Trenet: a hit (1986)! Afterwards, with Voilà voilà, he writes a solo hymn against the French National Front.

Devenu DJ aux cheveux peroxydés, il partage alors une maison rue de l'Egalité, à Paris - ça ne s'invente pas - avec des as de l'électronique (Miss Kittin, Sex Toy). Et propulse Ya Rayah, tube international, jusqu'aux défilés de Versace (1998). C'est l'époque de la «beur fashion». Khaled, Faudel et lui font exploser le raï à Bercy avec 1, 2, 3 Soleils (1999). Aujourd'hui, Tékitoi? s'affirme comme un disque politique et festif en arabe et sans sous-titres. «L'on n'est rien sans l'autre, rien sans autrui», éclaire-t-il.
A blond DJ, he then divides a house rue de l'Egalité in Paris - what a better name for a street? - with some champions of electronic music (Miss Kittin, Sex Toy). And he succeeds in having Ya Rayah become an international hit used by Versace for one of his shows (1998). Later on, Khaled, Faudel and Taha are at the centre of the big rai boom in Bercy in 1999 (1,2,3 soleils). Today, Tekitoi? (=Who are you?) affirms itself as a political and festive record in arabic without subtitles. He explains:"We're nobody without the other one, nothing without other people".


Taha picture Barclay-Universal photo Barclay-Universal


Arrivé d'Oran en Alsace à 8 ans, Rachid Taha a grandi dans la banlieue lyonnaise, où sa famille vit toujours. A 20 ans, il bosse à l'usine Javel, écrit une musique pour ballet, assure des chantiers de maçonnerie, vend des ouvrages littéraires. Sa conscience sociale se forge en fréquentant des syndicalistes, des figures intellectuelles, des militants gays et lesbiens...
Arrived from Oran in France (Alsace) at the age of 8, Rachid Taha grew up in the suburbs of Lyon where his family still lives now. At the age of 20, he works at the Javel factory, writes a music for a ballet, is a bricklayer, sells literary books. He makes up his own social awareness by frequenting trade-unionists, intellectuals, gay and lesbian militants...

«J'ai baigné dans la vie associative, rappelle Taha. Ça marque, ça poursuit. Mes chansons ressassent donc les mêmes thèmes depuis mes débuts: démocratie, racisme, intolérance...
"I grew soaking in associative life", records Taha. "It is a striking fact for anyone. My songs have thus repeated the same old themes from the beginning: democracy, racism, intolerance... "

Hélas! j'ai l'impression d'avoir prêché dans le vide et j'essaie de comprendre pourquoi. Sans doute l'emploi de trop de métaphores...» Pour Rachid, «sa» chanson la plus engagée et la plus «mal entendue» reste Douce France, qui lui a fait porter malgré lui la bannière de l'intégration.
"Unfortunately, I have the feeling all that was useless and I'm trying to understand why. Maybe it is due to the excess of metaphores..." In his opinion, "his" most politically-involved and most "misheard" song was Douce France, a song due to which he was asked, unwillingly, to bear the banner of French integration.

«Face à la situation actuelle, si brutale, il faut être direct, écrire sans états d'âme, ce que j'ai fait avec Tékitoi, affirme-t-il. J'étais un pessimiste joyeux. Je suis devenu un optimiste en colère.» Sur la pochette, un Taha barbu, plus christique qu'islamiste, appelle à l' «ouverture d'esprit». Lui-même, respectueux des religions, est un adepte du «Coran alternatif».
"In front of nowadays' situation, that is so brutal, one has to be straight-forward, without any pathos. it is what I did on Tekitoi. I was a joyful pessimist, I became an optimist in anger." On the cd cover, there is an unshaved Taha, more similar to the Christ than to an Islamist, who is calling to "mind openeness". Himself, who is respectful of all religions, believes in an "alternative Coran."

«Rachid a prolongé dans ses albums solo les questionnements politiques qu'il agitait déjà avec Carte de séjour, assure Francis Kertekian, son manager, un ami de quinze ans. Il détourne la langue, la déforme et la transforme en arme de guerre. Ce qu'il véhicule, musicalement et dans ses propos (sur les femmes, la corruption, les rapports de force...), est inhabituel dans la chanson arabe traditionnelle. Pour les pays concernés, la portée est de l'ordre du séisme.»
"Rachid has gone on with his old political questioning - the one that he already used to agitate at the times of Carte de Sejour - in all his solo albums", says Francis Kertekian, his manager and friend for 15 years now. "With him, language makes an U-turn, he deconstructs it, he transforms it into a war weapon. What he conveys in his music and in his statements (on women, corruption, force relationships...) is not common at all to traditional arab songs. In the countries concerned, it is like an earthquake or so."

Taha chante ses rébellions en arabe, «mon anglais à moi, à lire de droite à gauche». Et c'est en arabe qu'il a conquis l'Allemagne, l'Angleterre et les Etats-Unis.
Taha sings his rebellion in arabic: "my english to be read from left to right". In arabic he did conquer Germany, England and the USA.

Le quotidien britannique The Independent, qui salue sa reprise des Clash, Rock [the] el casbah, l'a récemment comparé à un Johnny Cash [une des grandes légendes du rock] algérien». Pour Steve Hillage, son coproducteur et complice musical depuis vingt ans, il est à part, «mais à classer côté rock». Réponse de l'intéressé: «Ça me va.» Rock the Taha? Bien sûr.

The Independent greeted Taha's cover of The Clash's Rock the casbah with enthusiasm and compared him to an Algerian Johnny Cash. For Steve Hillage, co-producer and Taha's musical accomplice for 20 years now, Taha is a world apart: "to be classified as rock". Rachid answers: "That sounds OK to me". Rock the Taha? Rock the Taha, for sure.

translation into english kelma
thanks Marie for this article found on the Net in the Site of the famous french magazine!

Merci Marie pour cet article trouvé sur le Net dans le site du magazine!

Wednesday, September 29, 2004

Tekitoi expliqué par Taha lui-meme!


Tekitoi expliqué par Taha lui-même!

Interview en français et
traducciòn esclusiva en espanol

Tékitoi ? : Regardez la pochette, vous comprendrez. Certains ont dit: "Regardez sa tête, on dirait un terroriste d'Al Qaïda". Alors que lorsqu'on regarde de près, on y voit plutôt un regard critique. C'est une manière de dire Tekitoi ? Toi, c'est moi et moi, c'est toi. Et moi sans toi, je ne suis pas moi. La chanson, je l'ai d'abord écrite en arabe. Je voulais faire un texte en français et je me suis dit: "Je ne peux la faire qu'avec quelqu'un avec qui je m'entends bien, à savoir Christian Olivier, des Têtes Raides. Il a très bien saisi la rythmique des mots, leur direction". Steve m'a dit pendant l'enregistrement: "Il a un petit côté africain lorsqu'il chante". En fait, Christian est né en Afrique, son père était ébéniste au Mali ou au Tchad. Je l'ignorais. C'est drôle.

Rock El Casbah : Ce titre me paraissait évident, car depuis mes débuts avec Carte de Séjour, on m'a toujours associé aux Clash. Et j'avais envie depuis longtemps de chanter avec Joe Strummer. Je m'apprêtais à le rencontrer lorsqu'il est décédé. C'est quelqu'un pour lequel j'avais beaucoup de respect, qui avait conservé une rigueur rebelle, très rock'n roll. Il me semblait que c'était la chanson idéale pour faire un lien entre l'Orient et l'Occident.

Lli fat mat ! (Ce qui est passé est passé) : Je voulais que l'on cesse de parler de notre passé à nous, Africains, Algériens. On fait croire au peuple que tout va mal à cause de la colonisation, et je me suis dit : "Cela fait plus de 40 ans que certains pays ne sont plus colonisés, on a grandi. Il faut que l'on se prenne en charge, que l'on aille de l'avant". C'est cette mise en garde, cette colère-là que je voulais exprimer. Il y a dans ce titre les violons de l'Orchestre du Caire. Steve est parti là-bas. Lui s'occupe du côté oriental, moi je gère les guitares rock. C'est notre duplicité.

H'Asbu-Hum (Demandez-leur des comptes) : C'est une manif. Ce morceau a été influencé par une photo que j'ai vue dans un magazine français, où le peuple algérien manifestait contre la corruption. Cette chanson est interprétée par certains milieux arabophones comme pouvant pousser à l'émeute. Pour moi, c'est juste un constat. C'est rare d'écrire une chanson comme ça en arabe et de la chanter.

Safi !(Pur) : Je parle dans ce titre de la démocratie en général. Au départ, cela commence par les problèmes de communication avec son père, à cause du poids de la tradition, de la culture, et cela continue avec le pouvoir parce qu'on n'a pas la possibilité de dialoguer avec lui. Et moi je dis qu'on vit dans un parti unique. J'ai été influencé dans cette approche par un journaliste d'Al Jazira. Je me rends compte que la démocratie est en train de foutre le camp en Occident. Au nom de la liberté, on va imposer une liberté aussi radicale que les autres, qui est en train de créer une espèce de radicalisme chez les uns et chez les autres qui me fait peur. Il y a une génération qui n'a connu que la guerre, aussi cela ne m'étonne pas qu'il y ait des kamikazes. Ce n'est pas que la faute de l'Occident. C'est aussi à cause des pouvoirs arabes qui n'ont pas laissé la liberté ou les démocrates s'exprimer.

Meftuh' (Ouvert) : C'est un peu d'espoir. Malgré les portes fermées, le désespoir, l'espoir existe aussi. Cet album est très politique, d'où ces guitares qui sont très importantes pour moi. Ce sont les bombes antinomiques.

Winta ? : C'est une rencontre avec un chanteur géorgien à Paris qui était fan de Ya Rayah. Il avait envie de faire quelque chose avec moi et je lui ai dit: "Viens, on va écrire une chanson". Elle parle de l'espoir, du paradis.

Nah'seb ! (Je compte) : C'est l'horloge de la vie qui passe. Le "compte-à-rebeur". Tout le monde attend le messie, espère être sauvé. Je crois que la seule personne qui puisse nous sauver, c'est nous-même. Cessons d'attendre et agissons.

Dima ! (Toujours) : C'est un morceau que j'ai composé avec Steve et Brian Eno. Eno apparaissait déjà dans Rock El Casbah, où il faisait les claviers et les coeurs. Je savais que j'allais le rencontrer. Et lui aussi. D'ailleurs, la première fois qu'on s'est vu, on était habillé de la même manière. Dima, c'est la chanson la plus engagée, qui dénonce le plus les dictatures. Je résume un peu la situation de pays dans lesquels on n'a pas le droit à la parole, où il est interdit de penser, de chanter. Lorsque je vois le climat antiraciste, antisémite en France, cela me fait aussi peur. J'ai peur du repli sur soi. Quand de jeunes "rebeu" commettent des actes antisémites, je suis hors de moi.

Mamachi : C'est le nom du premier chanteur de raï que j'ai entendu dans un mariage. Je devais avoir huit ans, à Mostanganem. Je voulais lui rendre hommage et parler de sagesse et de sérénité.

Shuf ! (Regarde) : C'est la beauté, une histoire très érotique qui dit: "Viens, je te prends", sans langue de bois. En amour, dans la culture musulmane, on a le droit au plaisir, et je voulais ajouter qu'il était autorisé dans toute sa splendeur. C'est une déclaration à une princesse "cousue main". Vous savez pourquoi ? C'est une référence à la virginité avant le mariage, et moi je dis qu'elle est cousue main de partout.

Stenna ! (Attends) : C'est la patience. J'ai dédié cette chanson à mon fils. Malgré tout, je pense que ceux qui font du mal ne gagnent pas. C'est celui qui a le coeur blanc, qui n'est pas envieux, qui s'en sort.Les Anglais disent que cet album est un chef d'oeuvre. C'est marrant. Ils disent maintenant :"On a notre rocker". C'est important, politiquement, d'être reconnu là-bas avec tous les intégristes qui y vivent. C'est la réponse que je leur apporte.

Rachid Taha Tékitoi? (Barclay-Universal)
Interview by Pierre René-Worms Rfimusique le site.


Tekitoi descrito por el propio Taha

Tekitoi? (¿Quién eres tú?): Si observas la portada del disco entenderás de que va la canción. Algunas personas le echarán un vistazo y dirán: "mira su cara, ¡seguro que todo el mundo piensa que es un terrorista de Al Qaida!". Pero si te fijas mejor en la foto, te das cuenta que mi rostro tiene una expresión crítica, evaluadora. Es como si te estuviese preguntrando "¿y tú quién eres?" ¿Quienes somos en realidad? Tú eres yo, y yo soy tú. Y yo sin ti ya no puedo ser yo. Escribí esta canción primero en árabe, y luego decidí que quería tener la letra en francés así que pensé, "solo puedo hacerlo con alguien con quien realmente me sienta cómodo, alguien que esté en mi misma onda". Y supe que tenía que ese tenía que ser Christian Olivier, del grupo Les Têtes Raides. Christian cogió el ritmo de las palabras al instante, y las llevó en la buena dirección. Steve vino un día al estudio y me dijo que la voz de Christian tenía un toque africano. Y más tarde me enteré que Chistian en realidad había nacido en África. Su padre era camionero en Mali o chad, o un lugar parecido. Es curioso, ¡no lo había sabido hasta ese momento!

Rock El Casbah: Sentí que esta canción tenía que estar en mi disco, porque desde mis inicios musicales con el grupo Carte de Sejour la gente siempre me había asociado con The Clash. En fin, durante muchos años intenté cantar con Joe Strummer, y solo tuve la oportunidad de conocerlo cuando murió. Joe Strummer es alguien por el que tengo muchísimo respeto. Nunca se vendió o perdió su lado rebelde. Siempre fue un auténtico rockero. Rocl El Casbah me pareció una canción ideal como nexo entre oriente y occidente.

Lli fat mat (El pasado es pasado): Estoy harto de que todo el mundo hable a los africanos y argelinos sobre nuestro pasado. Intentan hacernos creer que la causa de todos nuestros males fue la colonización. Y un día me quedé pensando y me dije: "espera un momento. Algunos de los países de los que estamos hablando se independizaron hace ya cuarenta años! Desde entonces hasta ahora nos hemos hecho mayores, ya sabes. Es el momento de cogernos a nosotros mismos ¡y ponernos en marcha!" En esta canción destaca fundamentalmente la expresión del odio y de la frustración, es una especie de señal de alarma, si lo prefieres. Los violines que se oyen en la canción son de la Orquesta del Cairo. Steve se fue a Egitpto y los grabó. Se encargó sobretodo de la parte Oriental de la canción, y yo me dediqué a las guitarras eléctricas. Trabajamos muy bien a dúo!

H'Asbu-Hun (pídele explicaciones): Se trata de una canción protesta. Está inspirada en una foto que vi en una revista francesa, en la que se mostraba a unos argelinos que se manifestaban en contra de la corrupción. Esta canción ha sido interpretada por algunos araboparlantes como una incitación a la revuelta. Pero para mi solo es una descripción de lo que está ocurriendo en el mundo. Es extraño escribir y cantar una canción como esta en árabe.

Safi (Puro): Aquí hablo sobre la democracia en general. Es como si todo empezara a ir mal cuando tienes problemas de comunicación con tus padres debido al lastre de la cultura y la tradición, y entonces después a lo largo de tu vida, tienes los mismos problemas de comunicación con el poder porque simplemente no puedes sentarte en la misma mesa y hablar con ellos. El problema, en mi opinión, es que estamos viviendo en un sistema de partido único. En este sentido me influyó mucho la visión de un periodista de Al-Jazeera que me ayudó a abrir los ojos. Empiezo a pensar que a la democracia le están dando una patada y cerrándole la puerta en el mundo occidental. En el nombre de la libertad, nos están imponiendo una libertad cada vez más radical, una nueva clase de radicalismo que está creando una división que me asusta de veras. Afrontémoslo, hay una generación entera que ha crecido sin conocer otra cosa más que la guerra, por eso no me extraña que se estén extendiendo los terroristas suicidas. Pero la culpa no la tiene exclusivamente Occidente, creo yo. Las cosas están de esta manera porque ciertos gobiernos en el mundo árabe no permiten que haya libertad, ni quieren la democracia en sus países.

Meftuh (abrir): Un poquito de esperanza, es mi manera de decir que a pesar de todas las puertas cerradas y toda esa desesperación, sigue habiendo lugar para la esperanza. Este disco tiene un tono muy político, de ahí el hecho de que las guitarras eléctricas estén tan presentes y sean tan importantes para mi. ¡Son como el antónimo de las bombas!

Winta? : Esta canción es el resultado del encuentro con un cantante georgiano de París que era un gran fan de Ya Rayah. Él quería que hicíesemos algo juntos, así que le dije: "muy bien, vamos a escribir una canción". Winta es una canción que habla de la esperanza, y del paraíso.

Nah'seb (Sigo contando): ¡Es el reloj de la vida haciendo tic-tac! La cuenta final. Parece como si todo el mundo estuviese sentado esperando la llegada del Mesías, esperando ha ser salvado. Pero personalmente creo que la única persona que puede salvarnos somos nosotros mismos. Así que deja de contar los minutos ¡y empieza a actuar de una vez!

Dima (Siempre): La compuse con Steve y Brian Eno. Eno ha colaborado en este disco; hizo los teclados y los coros en Rock El Casbah. Sabía que tenía que conocer a Eno algún día - y él me dijo que también lo sabía. Lo más gracioso es que la primera vez que nos vimos, ¡ibamos vestidos exactamente iguales! Dima es la canción protesta más radical de todo el disco. Es una denuncia clara a las dictaduras. La canción habla sobre los países donde no hay ningún tipo de libertad de expresión, donde pensar y por supuesto cantar está prohibido (censurado). Cuando miro a mi alrededor y veo lo que está ocuriendo en Francia ahora mismo, el clima de racismo y anti-semitismo que hay, tengo que reconocer que me asusta. Cuando veo a los chicos árabes comentiendo actos en contra de los judíos me pongo enfermo, la verdad.

Mamachi: Es el nombre del primer cantante de Rai que escuché. Fue en una boda en Mostanganem. Yo debía tener unos ocho años en ese momento. Es mi manera de rendirle un homenaje a Mamachi y hablar sobre valores fundamentales como la sabiduría y la serenidad.

Shuf! (mira): esta canción habla de la belleza, es una historia llena de erotismo que básicamente dice: "ven aquí y déjame que te haga el amor". ¡Nada de andarse con rodeos! En la cultura musulmana en el tema del amor, tienes el derecho de alcanzar el placer y quería destacar que puedes disfrutarlo en todo su esplendor. Esta canción es una declaración de amor a una princesa que tiene la "cosida a mano". ¿Sabes que significa esa expresión? Es un término que hace referencia a las mujeres vírgenes antes del matrimonio.

Stenna (espera un momento): Esta canción trata de la paciencia, y está dedicada a mi hijo. Creo que a pesar de todo, que aquellos que van por ahí haciendo daño a los demás no ganan al final. Sino que son aquellos puros de corazón, sin rastro de malicia o envidia en ellos, los que ganarán al final de todo. En el Reino Unido mi disco ha sido aclamado como una obra maestra. Tiene gracia, me han abierto sus brazos diciéndome: "¡al fin hemos encontrado a nuestro rockero!" Es muy importante, en el tema político, conseguir el reconocimiento en el Reino Unido, con todos esos fundamentalistas viviendo por allí. Esta es mi respuesta para ellos.

Entrevista Pierre René-Worms Rfimusique le site.

Traducciòn frances-espanol: lunamoruna GRACIAS !!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!

Tekitoi explained by Rachid Taha himself!!!

Paris, 24 September 2004 - Rachid Taha, the most Arab of French rockers, is currently back in the music news with Tékitoi?, his fifth solo album in fifteen years. This new album finds Taha's loyal collaborator, UK producer Steve Hillage, at the studio helm and also features guest appearances by two famous rock icons, Christian Olivier (lead singer with Les Têtes Raides) and Brian Eno. RFI Musique hooked up with Rachid and got him to go through his new album track by track:

Tékitoi? (Who are you?): If you look at the album cover you'll understand. Some people take one look at the photo on the cover and they're like, "Look at his face, you'd think he was an Al Qaida terrorist!" But if you take a closer look at the photo, you'll find what my face is really expressing is more of a critical, appraising look. It's like I'm saying "OK, who are you?" Who are we? Well, basically, you're me and I'm you. And me without you means I'm not me anymore. I originally wrote the song in Arabic and then when I decided I wanted to have the lyrics in French I thought, "I can only do this with someone I get on really well with, someone who's on my wavelength." And I knew it had to be Christian Olivier from Les Têtes Raides. Christian instantly got the rhythm of the words right and fired them off in the right direction. Steve actually turned round to me one day in the studio and pointed out that Christian's got a bit of an African edge to his voice. And I found out later that Christian was actually born in Africa. His father was a cabinet maker in Mali or Chad or somewhere like that. But it's funny, I didn't know that at the time!

Rock El Casbah: I felt like this song just had to be on the album somewhere, because right from the beginning of my career with the group Carte de Séjour people have always associated me with The Clash. You know, for a long time I really wanted to sing with Joe Strummer and I was just on the point of meeting him when he died. Joe Strummer is someone I have a lot of respect for. He never sold out or lost his rebellious streak. He was totally rock'n'roll. Rock El Casbah seemed to me to be an ideal way of linking East and West.

Lli fat mat! (What's done is done): I was getting sick and tired of everyone talking to us Africans and Algerians about our past. They try to get us to believe that everything that's going wrong is because of colonisation. And one day I turned round and said to myself, "Hang on a minute. Some of these countries they're talking about have been independent for over forty years! We've grown up now, you know. It's time to take ourselves in hand and move on!" This song is basically an expression of that anger and frustration, a sort of alarm bell, if you like. The violins you hear on the track are from the Cairo Orchestra. Steve went over to Egypt and sorted that out. He took care of the Oriental side of the production and I sorted out the rock guitars. We work well as a double act!

H'Asbu-Hum (Bring them to account): A protest song. The track was inspired by a photo I saw in a French magazine which showed Algerians taking to the streets to protest against corruption. I've heard that in some Arab-speaking milieu the song's been interpreted as an incitement to riot. But for me it's just a song about what I see happening in the world. It's rare to write a song like this in Arabic and actually get to sing it!

Safi (Pure): What I'm talking about in this song is the general concept of democracy. It's like it starts out with you having communication problems with your father because of the weight of culture and tradition and then, later in life, you have the same problems of communication with the powers that be because you can't sit down and dialogue with them. The problem, in my opinion, is that we're living under a one-party system. It was a chat I had with a journalist from Al-Jazeera which helped open my eyes to that. I came to realise that democracy is just getting kicked out the door in the western world. In the name of 'freedom', they want to impose a freedom which is much more radical than any other and that's starting to create a new kind of radicalism on both sides that genuinely scares me. Let's face it, there's an entire generation who've grown up knowing nothing but war, so I'm not exactly surprised to see the emergence of suicide bombers. It's not just the fault of the West, though. Things are the way they are because certain governments in the Arab world have not allowed supporters of freedom and democracy to express themselves.

Meftuh' (Open): A bit of hope, my way of saying that despite all the closed doors and all the despair, hope exists, too. This album's a very political album, hence the fact that the guitars are so important on it for me. They're like antinomic bombs!

Winta?: This song came about as a result of me meeting a Georgian singer in Paris. He was a big fan of Ya Rayah and he wanted to do something with me, so I turned round and said, "OK, let's write a song together." Winta is a song about hope, a song about paradise.

Nah'seb (I'm counting): The clock of life ticking away! The final countdown! It's like everyone's sitting around waiting for the Messiah, hoping to be saved. But my belief is that the only person who can save us is ourselves. So let's stop waiting and start acting!

Dima (Always): This is a track I composed with Steve and Brian Eno. Eno had already appeared on the album, actually; he did keyboards and backing vocals on Rock El Casbah. I knew I'd get to meet Eno one day – and he said he knew it, too. The funny thing is, the first time we met we were dressed exactly alike! Dima is the most radical protest song on the album. It's the strongest denunciation of dictatorship. The song talks about countries where there's absolutely no freedom of expression, where thinking and even singing are banned.When I look around and see what's going on in France right now with this anti-racist, anti-Semitic climate, I have to say I'm scared. I'm scared of communities turning inwards on themselves. When I see young Arab guys committing anti-Semitic acts, it makes me really mad.

Mamachi: The name of the first Raï singer I ever heard. It was at a wedding in Mostanganem. I must have been around eight at the time. This was my way of paying tribute to Mamachi and speaking about basic values like wisdom and serenity.

Shuf! (Look!): A song about beauty, an extremely erotic story which basically says "Come here and let me take you!" No beating about the bush! In Muslim culture, you have the right to take pleasure in love and I wanted to add that you're allowed to enjoy it in all its splendour. The song's a declaration of love to a princess who's been "hand stitched." You know why that is? It's a reference to virginity before marriage.

Stenna (Wait a moment): This is a song about patience dedicated to my son. I believe, in spite of everything, that those who go round doing harm don't win in the end. It's those who have clear hearts, no trace of malice or envy in them, who will win out in the end.Over in the UK my album's been hailed as a masterpiece. It's funny, they're opening their arms now and saying, "We've found our rocker!" It's very important, politically, to get recognition in the UK with all the fundamentalists living over there. This is my answer to them.

Rachid Taha Tékitoi? (Barclay-Universal) 2004
Interview Pierre-René Worms Rfimusique (the site)


star

Saturday, September 04, 2004

Tekitoi on Amazon.fr and Fnac.com

On request the data on Tekitoi available for pre-sale on line:
A votre demande les données sur Tekitoi en pré-vente sur le Net:
En base a vuestras preguntas sobre el disco de edición limitada que salió a la venta por Internet, os informo:
Amazon.fr:
"Tekitoi? [LIMITED EDITION] [IMPORT] Notre prix : EUR 15,32
Cet article paraîtra le 20 septembre 2004. Commandez-le maintenant et nous vous l'enverrons dès qu'il sera disponible. "

Fnac.com:
"Tekitoi ? - Edition limitée Inclus DVD bonusalbum original (CD album)Article en pré-commande, livraison prévue à partir du 21/9/2004
16,14 €"

The album will on normal sale from the 20th of sept.
L'album sera en vente normale à partir du 20 sept.
El disco saldrá a la venta normalmente a partir del 20 de Septiembre.

Kelma

Wednesday, September 01, 2004

Album Tekitoi

The Tekitoi album is on sale on the NET!
on Amazon and Fnac, and maybe elsewhere... ? It is a pre-sale actually-limited edition series. Search the web!

L'album Tekitoi est en vente sur le NET... sur Amazon, Fnac et ailleurs peut-etre??? Prévente en édition limitée. Cherchez sur le Net!

¡El nuevo disco de Rachid Taha “Tektoi” ya está a la venta a través de Internet! Puedes adquirirlo en Amazon, Fnac, y es posible que en otros portales también lo distribuyan. Se trata de una edición limitada que sale antes que el disco se ponga a la venta oficialmente en las tiendas. ¡Búscalo por la red!

Tracklisting
CD1: 1. TekitoiCD1: 2. Rock el CasbahCD1: 3. Li Fet MetCD1: 4. HassbouhoumCD1: 5. SafiCD1: 6. MaftouhCD1: 7. WintaCD1: 8. NahsebCD1: 9. DimaCD1: 10. MamachiCD1: 11. Shouf"

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tekitoi